Cancer de la prostate avancé : un espoir pour 250 patients par année
Sans tambour ni trompette, le ministre de la Santé a autorisé la semaine dernière l’ajout d’un médicament injectable à la liste des médicaments remboursés par la RAMQ. Une décision qui était très attendue tant par la communauté médicale que par des centaines de patients, en particulier par Jean Krashevski, qui avait lancé une pétition en ligne il y a un an pour que soit remboursé le Pluvicto. On a pleuré en famille quand on a eu la nouvelle. C'est un grand soulagement. En principe, il devra suivre des traitements de chimiothérapie avant de pouvoir être admissible au nouveau médicament. Le Dr Frédéric Arsenault, président de l'Association des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec, estime que l’accès au traitement par radioligand marque une transition vers une nouvelle ère de traitements en oncologie. Photo : Radio-Canada Comme le précise le Dr Frédéric Arsenault, président de l'Association des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec, On vient prolonger la vie de ces patients-là, on vient allonger le temps entre l'apparition de nouvelles métastases et on obtient une augmentation de la qualité de vie. Selon le Dr Arsenault, de 200 à 300 patients par an pourraient bénéficier du nouveau traitement. Lorsque le cancer de la prostate se propage à d’autres parties du corps, les patients vivent habituellement moins de trois ans, estime-t-on. L'inscription du médicament de la firme Novartis sur la liste des médicaments remboursés par le régime public du Québec a pris plus de deux ans. Après avoir été approuvé par Santé Canada en 2022, le Pluvicto a fait l'objet d’une analyse coûts-bénéfices de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux( INESSS). Dans un avis au ministre rédigé en juin 2023, l’INESSS évaluait (nouvelle fenêtre) que Des coûts additionnels d’environ 2,7 millions de dollars relatifs à la réalisation de 657 TEP (tomodensitométrie par émission de positrons) étaient également attendus. L’INESSS recommandait au ministre de rembourser le médicament, Au MSSS, on se garde de dévoiler le prix négocié. Chez le manufacturier Novartis, on se réjouit que le médicament Selon le président de l'Association des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec, Je suis au stade 4 du cancer de la prostate, souligne M.Krashevski, j'ai fait 33 traitements de radiothérapie et je suis dans la deuxième phase d'hormonothérapie, qui semble être en train d'atteindre sa limite.
Si la grosse chimio ne fonctionnait pas, jusqu’à présent il n’y avait plus rien, tu devais te préparer à mourir [...] tandis que là, il y a un espoir de prolonger la vie jusqu'à la prochaine étape
, partage M.Krashevski.
c'est un traitement qui se donne par les veines : on donne six injections, une toutes les six semaines
.Un médicament coûteux
durant les trois premières années, le remboursement du 177Lu-PSMA (Pluvitco) entraînerait des dépenses additionnelles d’environ 59 millions de dollars sur le budget des établissements de santé pour le traitement de 567 patients
. Une facture de plus de 100 000 $ par patient.à la condition que son utilisation soit encadrée et que le fabricant contribue à réduire le fardeau économique sur le système de santé
.Comme dans toutes les négociations pour l’inscription de médicaments, l’information relative à l’entente conclue avec le fabricant est de nature confidentielle
, répond par courriel une porte-parole du ministère.soit désormais remboursé par les régimes publics de six provinces : le Québec, l’Ontario, l’Alberta, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et la Saskatchewan
.on est en train d'ouvrir la porte à plusieurs autres traitements [...] et peut-être une dizaine vont être commercialisés dans les 10 prochaines années pour traiter notamment le cancer du sein, le cancer du pancréas, le cancer de l'estomac, le cancer du foie
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